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Jesumiel a accompagné les familles qui ont fait le choix de sortir du bidonville. Pendant de longues semaines, elle a appris, aux femmes à travailler de leurs mains pour leur permettre de ne plus avoir à mendier et vivre du fruit de leur travail.

Celles-ci se sont familiarisées avec le maniement du crochet et ont fabriqué bonnets, sacs, chaussons de laine et petits bijoux qu'elles continuent à vendre, aujourd'hui encore, dans leur "boutique" sur Assi Ghât au bord du Gange.

Plusieurs familles vivent maintenant du fruit de leur travail et sont à même de nourrir leurs enfants et de les envoyer à l'école.

Vivre - Après le bidonville

Raju, Chanda et leurs enfants, Lila et son fils ont été les deux premières familles volontaires qui, en 2017, sont sorties du bidonville pour s'installer dans une "maison" en dur. Sept autres familles ont, depuis, suivi leur exemple mais deux n'ont malheureusement pas réussi à respecter le "contrat" moral passé avec Jesumiel. Leur trop forte addiction à l'alcool les a empêchés de se consacrer aux travaux quotidiens nécessaires pour gagner un peu leur vie et les a conduits à retourner dans le bidonville.

​SAFI a soutenu ces initiatives en aidant au financement des loyers de ces familles : entre 1500 et 2500 roupies par mois (18 à 30 €) suivant la taille de la famille.

Aujourd'hui, les familles de Chanda, Lila et Shanti Devi continuent leur vie hors du bidonville et sont complètement autonomes financièrement.

© SAFI- Soutien Aux Femmes Indiennes

Saint-Aignan - Loir-et-Cher

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